lundi 13 mai 2013

Boketshu Wa Yambo l'anniversaire qui réunira les combattants du monde ce samedi 18 mai 2013

Franc-Maconnerie:Trahison et coup bas entre les chefs d'états Africains convertis à la Maçonnerie



 En janvier 2013, les présidents Idriss Déby Itno, Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba volent à l'unisson au secours de leur « frère » franc-maçon, François Bozizé, en grande difficulté. Trois mois plus tard, les mêmes ne lèveront curieusement pas le petit doigt pour empêcher la Seleka, la rébellion armée, de s'emparer du pouvoir à Bangui. Décryptage. Comme une mangue mûre, François Yangouvonda Bozizé est donc tombé, abandonné de ses pairs, contraint à l'exil, loin de « Bangui, la coquette », de ses majestueux palmiers quinquagénaires et du cadre ouaté du Palais de la renaissance ! A un moment où il s'y attendait le moins, il est renié par ses mentors congolais, Denis Sassou Nguesso, et gabonais, Ali Bongo Ondimba, et lâché par son parrain tchadien Idriss Déby Itno, trois chefs d'Etat qui ne font pas mystère de leur appartenance à la franc-maçonnerie. Jusqu'à sa chute et sa fuite précipitée, le 24 mars, Bozizé relevait directement, à l'instar de son homologue tchadien, du « district de Brazzaville », dont l'une des obédiences les plus en vue, la Grande Loge du Congo (GLC), affiliée à la Grande Loge nationale française (GLNF), s'honore d'avoir pour « sérénissime grand maître » le président de la République, Denis Sassou Nguesso, lui-même. « Ce dernier officiait en certaines grandes occasions entouré de ses deux assistants, Déby et Bozizé », révèle un vieil initié contacté au téléphone dans la capitale congolaise. Début janvier encore, ce beau monde se serrait les coudes dans une relation d'apparence fusionnelle que rien ne semblait pouvoir dissoudre. Alors que les rebelles de la Seleka (coalition, en langue sango) se trouvaient à un jet d'oiseau de Bangui, gros bourg de 750 000 habitants qui sert de capitale à la Centrafrique, les présidents tchadien, congolais et gabonais avaient, à l'unisson, répondu au signe de détresse de leur « frère » Bozizé, en passe de perdre le pouvoir. Ils décident alors de freiner l'avancée de la rébellion, contenue à quelque 70 kilomètres de la capitale par la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac), une armée régionale à dominante tchadienne présente en RCA avant les événements, puis invitent les protagonistes à la table des négociations, à Libreville.

La famille Landu sous le choc témoigne et fait visiter la maison saccagée par la milice de Kabila



 Des membres de la famille de Me Marie-Thérèse Nlandu ont été enlevés à Kinshasa dans la nuit du mardi 30 avril au mercredi 1er mai 2013. C'est ce que nous ont déclaré des jeunes membres de la famille vivant en Belgique : David Massamba, Dali Mbala et Muriel Mbengo. Les jeunes gens nous ont dit ne pas comprendre cette arrestation en masse. Est-ce parce que les victimes sont proches de Me Marie-Thérèse Nlandu ? Le plus insolite est que les personnes arrêtées sont apolitiques. Leur crime, si crime il y a, serait peut-être le fait d'appartenir à la famille biologique de Me Nlandu. Les jeunes gens demandent aux autorités policières de Kinshasa de s'assurer de l'innocence des victimes, et de mettre fin à ce qui semble être une arrestation arbitraire, ou même une bavure. Plus tôt dans la journée, depuis Londres, Me Marie-Thérèse Nlandu avait publié un communiqué de presse à ce sujet. Nous vous le proposons plus bas, après la vidéo de l'interview des jeunes. Cheik FITA

FARDC et M23 obligent à la population du Kivu à choisir entre le viol ou la mort selon l'ONU



RDC: bilan des violations des droits de l'homme à Goma
Viols, exécutions sommaires, pillages... Ce mercredi 8 mai, l'ONU a rendu public à New York et à Kinshasa un rapport d'enquête sur ces violations des droits de l'homme commises pendant la période où le M23 a attaqué la ville de Goma, en novembre 2012. De graves exactions ont été commises par les deux camps : par l'armée régulière lorsqu'elle s'est repliée de Goma vers Minova, et par le M23 qui a occupé Goma pendant dix jours.

Ce rapport est une litanie d'atrocités. Un jeune homme qui ne voulait pas qu'on lui prenne sa chèvre, tué par un soldat. Une femme, canon sur la tempe, à qui un rebelle donne le choix entre la mort et le viol. Elle choisit le viol.
Plus de 200 cas de violences sexuelles répertoriés
Il y en a pour les deux camps, l'armée, comme le M23. Et il s'agit surtout de violences sexuelles. « Au moins 102 femmes et 33 filles ont été victimes de violences sexuelles perpétrées par des militaires FARDC. Pour ce qui concerne les combattants du M23, notre bureau a documenté au moins 59 cas de violences sexuelles à Goma et dans ses environs », expose Scott Campbell, responsable du bureau des droits de l'homme de l'ONU à Kinshasa.

Exécutions sommaires de civils
Il y a aussi les exécutions sommaires de civils : une du côté FARDC, onze du côté M23.
La Monusco se félicite cependant que, dans le camp gouvernemental, la justice militaire enquête. Onze soldats ont été arrêtés et douze officiers suspendus.
La lutte contre l'impunité est en bonne voie, selon le général Abdallah Wafi, numéro 2 de l'ONU en RDC. « Nous voulons aider les FARDC et les autorités congolaises à avoir une armée plus respectueuse des droits de l'homme. Une armée professionnelle, c'est une armée qui protège sa population et qui ne viole pas ses femmes ».
Mais les cas de violations des droits de l'homme restent massifs en RDC de la part de groupes rebelles ou de l'armée ; ils ont augmenté de 50 % en 2012.

Source: RFI