vendredi 17 juillet 2015

Exclusivité: voici le message sonore de Hollande à Kabila qui a rendu furieux Lambert Mende



En République démocratique du Congo, l'ambassadeur de France arrive prochainement au terme de son mandat après trois ans en poste à Kinshasa. Et à l'occasion de la réception de la fête nationale du 14 juillet, il en a profité pour faire l'éloge de la capacité des Congolais à surmonter les épreuves et la souffrance. Mais aussi pour se livrer à une critique de l'élite politique congolaise, et de la tentation de s'accrocher au pouvoir. Une petite phrase, à la fin de son discours, a particulièrement fait grincer des dents du côté du gouvernement.
Pour son dernier 14 juillet comme ambassadeur en RDC, Luc Hallade avait convié le Tout-Kinshasa dans les jardins de la résidence de France. Dans son discours, il a commencé par rendre hommage au peuple congolais. Mais c'est un autre sujet qui a attiré l'attention : l'évocation de la nécessaire alternance du personnel politique en RDC, que ce soit dans la majorité ou dans l'opposition.
« L'élite politique semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait, dans un cercle et un périmètre restreints, comme si au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier. Il faut savoir quitter le pouvoir comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles », a déclaré Luc Hallade.
Cette petite phrase peut être interprétée comme une allusion à un éventuel troisième mandat du président Joseph Kabila. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, cela relève de toute façon d'une inadmissible ingérence :
« Ce qu'il a dit relève pour nous d'un certain dysfonctionnement de la diplomatie européenne dans notre pays. Nous sommes à plus de cinquante ans de l'Indépendance et il est temps que nos partenaires européens comprennent que l'histoire de l'Afrique doit être écrite par les Africains et non plus par les Européens. Je pense que cette époque est très révolue. C'est de la nostalgie et il faut savoir en guérir. »
Et Lambert Mendé ajoute qu'il s'agissait simplement d'une « bravade », du « coup d'éclat » d'un ambassadeur sur le départ.

mercredi 8 juillet 2015

Procès Ntanganda à la CPI: Des nouveaux éléments montrent que Bosco était protégé par Kabila




RDC: la CPI reporte le procès de l'ex-chef de guerre Ntaganda
Le procès de l'ancien chef d'état-major général adjoint des FPLC en RDC devait s'ouvrir mardi 7 juillet à La Haye. La défense a demandé l'ajournement de la procédure au nom d'un procès équitable. La cour a accordé un report de quelques semaines pour un procès qui doit durer plusieurs mois. Bosco Ntaganda, 41 ans, surnommé « Terminator », car réputé sans pitié, est accusé d'avoir joué un rôle central dans les crimes ethniques commis en Ituri en 2002 et 2003. Il doit répondre de 18 chefs de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par les Forces patriotiques pour la libération du Congo.
La CPI n'a fourni que peu d'explications pour justifier ce report de deux mois de l'ouverture du procès Ntaganda. La cour indique que la décision a été prise à la demande de la défense qui souhaitait ni plus ni moins l'ajournement du procès au nom d'une justice équitable. « Les juges ont dans cette décision-là accédé partiellement à la demande de la défense de M. Ntaganda qui avait déposé une requête le 29 juin en vue de l'ajournement de la procédure jusqu'à ce que les conditions nécessaires soient en place, et l'accusation ne s'est pas opposée à un ajournement raisonnable, pour une période limitée, c'est-à-dire jusqu'au 2 juillet 2015 », explique Fadi el Abdallah, le porte-parole de la Cour pénale internationale. On ne sait rien en revanche des demandes de la défense : « Les raisons qui ont été présentées par le conseil de la défense sont confidentielles pour le moment, précise-t-il. Tout ce qui est indiqué c'est que la défense avait besoin de plus de temps pour se préparer au procès. »
Les faits remontent à 2002-2003. A cette époque, Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », dirige les troupes des FPLP, les Forces patriotiques pour la libération du Congo. Milice à prédominance Hema, les FPLC massacrent à tour de bras l'ethnie rivale Lendu pour le contrôle de l'Ituri. Bosco Ntaganda est accusé d'avoir lui-même violé et réduit en esclavage sexuel des filles de moins de 15 ans.
Au printemps 2013, isolé dans un mouvement éclaté, Ntaganda se livre à la CPI. Les victimes ont un temps espéré que l'ouverture du procès se tienne à Bunia sur les lieux des violences et des crimes. C'était le souhait de certains juges de la CPI au nom de la proximité avec les populations les plus touchées par ces violences. Tout récemment, la présidente de la CPI a renoncé à une telle délocalisation. Le procès s'ouvrira à La Haye le 2 septembre si tout va bien.
En attendant, à Bunia, la capitale de l'Ituri, on regrette un tel report. Pour les ONG qui soutiennent au quotidien les milliers de victimes, majoritairement des femmes violées, l'attente d'un procès n'a que trop duré.
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dimanche 28 juin 2015

55 ans d'indépendance de la RDC: Dans son adresse à la Nation Etienne Tshisekedi annonce que" le Dialogue est la dernière chance de Kabila avant un soulèvement"


À l'occasion de la commémoration des 55 ans d'indépendance de la RD Congo, Étienne Tshisekedi le leader de l'UDPS s'est adressé aux Congolais, le 27 juin 2015 à l'hôtel Pullman de la dare du Midi à Bruxelles. Et avant de quitter la salle, il lui a été demandé de donner son dernier mot et il a lâché cette phrase : « Si le dialogue échoue, nous reviendrons ici pour adopter le langage des combattants."

Plus de détails dans les heures qui suivent

Bruxelles, le 27 juin 2005

Jeannot Kabuya

lundi 15 juin 2015

Kalev Mutond chef de l'ANR tombe dans les filets des combattants et se barricade dans un magasin



Kalev Mutond le sinistre homme de main du sanguinaire Joseph Kabila est tombé nez à nez avec les combattants Jeannot Kabuya et Papitcho Olenga. Alors que celui-ci faisait calmement ses courses dans un magasin luxueux de Bruxelles sous la protection d'une dizaine d'agents de la sûreté Belge. 
Administrateur général de l'Agence nationale de renseignements de la RDC.
C'est sans conteste l'un des hommes les plus craints de Kinshasa.
Il est accusé par les opposants congolais d'avoir été à la tête de la répression contre les manifestants qui a fait une cinquantaine de morts en janvier 2015.
La tentaculaire Agence nationale de renseignements(ANR), qu'il dirige, est l'une des rares administrations parfaitement fonctionnelles du pays. "Il a joué un rôle clé dans la répression des manifestations de janvier, assure un expert à New York. C'est chez lui qu'a été amené l'opposant Jean-Claude Muyambo lors de son arrestation."
Originaire du sud du Katanga, cet homme de 57 ans a fait ses classes dans les jeunesses du Mouvement populaire de la révolution (MPR, l'ancien parti unique).
Il entre à l'ANR sous Mobutu, mais ce n'est qu'avec Joseph Kabila qu'il connaît une véritable ascension : il devient chef du département de la sécurité intérieure de l'institution en 2007 avant de devenir son numéro un en 2011.

vendredi 29 mai 2015

Apres Rex Kazadi Jeannot Kabuya sera t-il le 2eme plus grand combattant à rentrer au Congo?



Invité à rentrer au Congo après Rex Kazadi :Jeannot Kabuya sera t-il le deuxième plus grand combattant à rentrer ? Le célèbre journaliste combattant Jeannot Kabuya répond Koffi Olomide au sujet du retour de la musique dans la diaspora et aux questions du Micro du Pasteur Bobo sur l’actualité.

dimanche 22 février 2015

Contre toute attente Etienne Tshisekedi physiquement prêt pour les élections de 2016






Les participants à la manifestation de commémoration du 33° anniversaire de l'UDPS à Bruxelles le samedi 21 février 2015 ont eu une surprise : l'entrée dans la salle de monsieur Étienne Tshisekedi, leur président, accompagné de son épouse ainsi que d'un staff de l'UDPS.
Après différents témoignages sur l'histoire du parti, monsieur Tshisekedi s'est brièvement adressé au participants en les remerciant pour leur présence, après une pensée pour ses différents compagnons de lutte qui ne sont plus de ce monde. Il a lancé un message d'union et d'harmonie pour vaincre dans le combat pour un état de droit.

Il a ensuite remercié les partenaires extérieurs pour tout ce qu'ils ont fait pour le Congo et les a exhortés à continuer la pression.
Par rapport à son message de nouvel an dans lequel il avait prôné le dialogue, monsieur Tshisekedi a tenu à donner une précision : « la base veut chasser l'imposteur par la force ... La nécessité du dialogue c'est pour un changement en règle »
Après le message de monsieur Tshisekedi, plusieurs participants ont voulu se prendre en photo avec celui-ci. Ce sera alors la ruée au point qu'inondé, le protocole sera obligé de solliciter aux participants la permission de laisser partir monsieur Tshisekedi.
Il sied de signaler la présence dans la salle des représentants de l' UDPS venus du Canada, de France, d'Allemagne, de Grande Bretagne ainsi que ceux d'autres partis : MLC, UNC, DC, sans compter plusieurs combattants de Belgique et des pays environnants.

Après le départ de monsieur Tshisekedi, les participants sont restés durant près d'une heure de temps, échangeant autour d'un verre offert par la représentation Belux de l'UDPS.



Bruxelles, le 21 février 2015

Cheik FITA